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Les relations entre frères et sœurs : quelle histoire !

Les courriers reçus à la rédaction d’Astrapi en témoignent : tout ne va pas toujours pour le mieux entre frères et sœurs ! Pourquoi est-ce difficile d’éviter les disputes et les jalousies ? Comment trouver sa place et se sentir bien dans sa fratrie, parfois recomposée ? Réponses et conseils dans le numéro d’Astrapi du 1er mars… à lire en famille !

Trouver sa place

“Frères et sœurs : quelle histoire !”, Astrapi n°943 du 1er mars 2020. Texte : Joséphine Lebard. Illustrations : Sess.

Chacun son rang
La place que tu occupes dans ta famille, ce n’est pas rien ! Ton rang dans la fratrie construit ta personnalité. Souvent, l’aîné est responsable plus vite, l’enfant du milieu (le cadet) essaie de se démarquer et le petit dernier est souvent plus libre.

Pas de jaloux
Il arrive qu’on ne soit pas content de sa place. L’aîné envie le petit, qui est un peu le chouchou. Le cadet aimerait pouvoir faire autant de choses que le grand… On a tendance à voir les inconvénients de sa place, mais on oublie qu’elle a aussi des avantages !

Non aux cases !
Certains adultes aiment bien ranger les enfants dans des cases : “Si tu es comme ça, c’est parce que tu es l’aîné” ou encore “Ça se voit que tu es le petit dernier !” C’est dur car, sans y penser, ça nous force à y rester. Bien sûr, ta place dans la fratrie joue un rôle, mais rappelle-leur que tu as aussi ta propre personnalité : tu es toi !

Le p’tit conseil
Essaie de faire la liste des choses positives liées à ta place dans la famille. Par exemple, si tu es l’aîné, tu as pu profiter tout seul de tes parents. Si tu es le cadet, tu as peut-être eu des libertés plus tôt que l’aîné. Et si tu es le dernier, tu as peut-être moins eu tes parents sur le dos…

Le chouchou ?

“Frères et sœurs : quelle histoire !”, Astrapi n°943 du 1er mars 2020. Texte : Joséphine Lebard. Illustrations : Sess.

J’veux qu’on m’aime !
Tu peux avoir le sentiment qu’un de tes frères et sœurs est le chouchou de tes parents. Ça te fait comme une petite morsure dans le cœur, parce que tu as l’impression qu’il reçoit plus de temps, plus d’attention, bref, plus d’amour que toi.

Pas de préférence
Tu dis : “Untel est le chouchou !” Mais ce n’est pas le bon mot. Il peut être privilégié par tes parents parce qu’il est plus petit, parce qu’il a des difficultés à l’école ou qu’il a un handicap. Mais tes parents ne t’aiment pas moins. C’est juste qu’il a besoin, peut-être, de plus d’attention que toi à un moment précis de sa vie.

De l’amour pour tous
La jalousie, c’est normal entre frères et sœurs. Quand il y a plusieurs enfants, forcément, le temps accordé à chacun diminue. Mais souviens-toi que, même si vous êtes plusieurs, l’amour que tes parents te portent est toujours aussi fort.

Le p’tit conseil
Quand tu as le sentiment que tes parents s’occupent moins de toi, essaie de leur dire. Rester avec ce sentiment sur le cœur, ce n’est pas agréable. Et eux ne se rendent peut-être pas compte que tu en souffres. En parler avec eux, c’est mieux que de ruminer dans ton coin.

Ça bouge !

“Frères et sœurs : quelle histoire !”, Astrapi n°943 du 1er mars 2020. Texte : Joséphine Lebard. Illustrations : Sess.

Des hauts et des bas !
Les amis, on les choisit. Les frères et sœurs, non. À partir de là, c’est plutôt logique qu’il y ait des hauts et des bas dans tes relations avec eux. Normal ! Et c’est aussi, bien sûr, le cas des familles recomposées, où on mélange deux fratries.

On ne choisit pas sa famille
Il peut arriver que tu aies le sentiment de ne pas aimer un frère, une sœur, un demi-frère… Là encore, ne t’inquiète pas. Imagine : tu vis au quotidien avec quelqu’un que tu n’as pas choisi et qui a peut-être une personnalité très différente de la tienne. Forcément, ça fait des étincelles !

Souvenirs, souvenirs…
Ce qui est chouette dans la vie, c’est que rien ne reste jamais figé. Tes relations avec tes frères et sœurs vont évoluer au fil du temps. On peut se disputer sans cesse dans l’enfance mais, au gré des années, devenir super complices. Attends-toi à de bonnes surprises !

Le p’tit conseil
Demande à tes parents comment ça se passait quand ils étaient enfants avec leurs frères et sœurs. Tu verras que, comme pour toi, ce n’était pas si simple… ou qu’ils ne s’en souviennent plus si bien !

Une drôle d’école

“Frères et sœurs : quelle histoire !”, Astrapi n°943 du 1er mars 2020. Texte : Joséphine Lebard. Illustrations : Sess.

Cours particulier
On parle de l’éducation que nous donnent nos parents ou l’école. Mais on apprend aussi beaucoup de ses frères et sœurs ! D’abord, la vie en communauté : le partage, l’écoute, le dialogue, le conflit, la négociation… Autant de choses qui te serviront ailleurs !

Copier, c’est bien !
Les petits apprennent en copiant leurs aînés (parfois super énervant pour l’aîné !). Mais les grands apprennent également auprès des petits, car chacun développe ses talents, et ce ne sont jamais les mêmes !

Des soutiens pour la vie
Tes frères et sœurs, c’est aussi un refuge. Quand, dans ta vie, tu auras des moments un peu compliqués, tu sais que tu pourras te tourner vers eux et qu’ils seront là pour toi. C’est un sacré réconfort, non ?

Le p’tit conseil
Avec tes frères et sœurs, écrivez sur un papier ce que chacun aime chez l’autre. Puis échangez vos papiers. Tu découvriras peut-être que tu fais grandir tes frères et sœurs d’une façon que tu n’imaginais même pas !

Chacun son histoire

“Frères et sœurs : quelle histoire !”, Astrapi n°943 du 1er mars 2020. Texte : Joséphine Lebard. Illustrations : Sess.

Tous uniques
Les frères et sœurs ont beau avoir reçu la même éducation, ils sont souvent très différents… Eh oui, selon sa personnalité, on n’intègre pas de la même façon ce que transmettent nos parents.

Des lunettes différentes
D’ailleurs, tu as peut-être déjà remarqué qu’avec tes frères et sœurs, vous n’avez pas la même façon de vivre les événements. Vous pouvez ressentir des émotions différentes. On a beau être de la même famille, chacun voit les choses à sa façon.

Une relation personnalisée
Même si tu as plusieurs frères et sœurs, ta relation avec tes parents est unique. Tu partages peut-être avec eux des choses qui n’intéressent pas les autres. Il existe une histoire de ta famille, et une histoire que tu vis, toi, avec tes parents.

Le p’tit conseil
Si tu es dans une famille recomposée, peut-être ressens-tu parfois le besoin de te retrouver avec ton parent… sans tout le reste de la famille ! N’hésite pas à lui dire !

Et l’enfant unique ?

“Frères et sœurs : quelle histoire !”, Astrapi n°943 du 1er mars 2020. Texte : Joséphine Lebard. Illustrations : Sess.

Tout seul !
Parce qu’ils n’ont pas voulu ou parce qu’ils n’ont pas pu, tes parents n’ont pas eu d’autre enfant que toi. Certains enfants uniques sont très heureux comme ça. D’autres auraient bien aimé avoir des frères et sœurs. Si tu es enfant unique, qu’en penses-tu ?

Cool ou pas cool ?
Comme toutes les situations familiales, la tienne a des avantages et des inconvénients : tu as tes parents pour toi tout seul, mais tu préférerais parfois qu’ils soient moins sur ton dos. Tu n’as pas à partager ta chambre mais, de temps à autre, tu adorerais avoir quelqu’un avec qui jouer… Vrai ?

Famille de cœur
Il y a la famille de sang, mais on peut aussi se créer une famille de cœur. D’accord, tu n’as ni frère ni sœur, mais peut-être as-tu des cousins dont tu es proche ou des amis très importants pour toi ? La famille, ça peut aussi s’inventer !

Le p’tit conseil
Que tu aies ou non des frères et sœurs, tu peux t’amuser à regarder qui sont les membres de ta famille de cœur. Cette amie de ta maman qui est comme une tante pour toi ? Ce copain qui est comme un frère ?

“Frères et sœurs : quelle histoire !”, Astrapi n°943 du 1er mars 2020. Texte : Joséphine Lebard. Illustrations : Sess.
Couverture du magazine Astrapi n° 943 du 1er mars 2020

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